Pour son bilan à mi parcours, le Projet Filets Sociaux Adaptatifs et d’Inclusion Économique lancé au mois de janvier 2023, est à plus de la moitié de ses résultats escomptés à l’origine. En chiffres déduits par Le Rédacteur Économique, plusieurs millions de camerounais ont été assistés financièrement, et des millions de petits emplois créés.
Au cours de l’événement organisé le mardi 27 janvier 2026 à Douala par la banque mondiale, avec pour but de voir de manière transparente et en présence de toutes les parties prenantes, le déroulement du projet coordonnée au pays par Michelin Njoh, il a été déclaré que le Projet Filets Sociaux Adaptatifs et d’Inclusion Économique (PFS-AIE), a atteint les 60% de ses objectifs fixés à l’horizon.
3 ans après le lancement, 90 000 ménages ont bénéficié des Filets Sociaux, 14 000 jeunes ont bénéficié du programme économique (appuis financier dans le secteur informel), et 1000 entreprises à fort potentiel de croissance et de création d’emploi ont été soutenues par le concours plan d’affaires (Financement entre 5 et 11 millions fcfa) . “Et donc, les résultats encourageants nous donnent une idée claire que le projet va atteindre ses objectifs d’ici 2028”, a déclaré à LRE, Emma Wadie Hobson, responsable du projet à la Banque mondiale.

Un projet à deux volets pour une assistance à large éventail ; le Coordonnateur national explique :
“Un volet qui concerne les filet sociaux, c’est à dire continuer à apporter des appuis aux ménages les plus défavorisés, et un volet entrepreneuriat : Concours plan d’affaires et programme économique”, explications de Michelin Njoh, Coordinateur national au Cameroun.
Le volet Filets Sociaux
Les filets sociaux sont mis en œuvre à travers quatre programmes :
_ Le programme de transferts monétaires ordinaires (TMO) doté de mesures d’accompagnement visant à soutenir et d’accroître la productivité des ménages en situation de pauvreté chronique; “chaque ménage bénéficiaire perçoit pendant 24 mois, un montant total de transferts monétaires de 360.000 F à raison de 20.000 F tous les deux mois et 80.000 FCFA les 12e et 24e mois.
_ Le programme de transferts monétaires d’urgence (TMU) qui se réalise dans les régions qui ont connu des problèmes liés à certains chocs tels que l’insécurité, les inondations, la sécheresse, l’afflux massif des déplacés et des réfugiés : chaque ménage bénéficiaire perçoit pendant 12 mois, un montant total de 180.000 F à raison de 30.000 F tous les deux mois.
_ Le programme de transferts monétaires en échange des travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO). Les bénéficiaires sont des groupes à faible revenu face aux crises économiques et aux chocs climatiques, à travers la création des emplois à bas salaires et de courte durée pour les travailleurs non qualifiés. Les travaux réalisés permettent ainsi de créer des biens publics utiles aux communautés et qui répondent aux besoins qu’elles ont exprimés. Chaque bénéficiaire perçoit un montant 1.300 F par jour de travail pour 60 jours de travail au total.
Le volet entrepreneuriat
Le volet entreprenariat concerne les jeunes de 18 à 35 ans, qui comprend deux programmes
_ Le programme pour les jeunes du secteur informel : lorsqu’un jeune est sélectionné, il a 270 milles en deux tranches de 175 et 100 milles.
_ programme pour des jeunes qui ont déjà entrepris une affaire formalisée ou pas. Nous avons déjà sélectionné 1000 bénéficiaires, et parmi ces 1000, il y en avait 554 non formalisées et nous les avons formalisées. Le bénéficiaire lorsqu’il est sélectionné et formalisé, il peut avoir une moyenne de 5 millions, jusqu’à un maximum de 11 millions.
Les problèmes sur le terrain
“Nous voulons généraliser le paiement électronique. Et pour avoir le paiement par ce canal, il faut que les bénéficiaires disposent d’une CNI. Nous relevons donc qu’il y a beaucoup de ménages qui n’ont pas de Cartes Nationales d’Identité, pourtant il faut qu’on les accompagne. Et il y en a beaucoup qui font des efforts, mais le projet est en train de voir comment les soutenir dans ce sens”, souligne Michelin Njoh.
“Nous avons également des difficultés dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, parce que le projet doit travailler dans ces deux régions. Pour le moment nous travaillons à Buea, à Limbé, à Bamenda. Avec la banque mondiale, nous avons défini un plan de gestion de sécurité que nous sommes en train de mettre en œuvre. En Février, nous allons relancer les activités dans ces zones mais en étant très prudent”, a déclaré le Coordinateur National à Le Rédacteur Économique.



















