Après une première levée des fonds devant financer le renforcement de l’efficacité commerciale de ses filiales Bancaires du Cameroun, du Gabon, de la Côte d’Ivoire, la RDC et de BGFIBank Europe, et donc l’introduction en Bourse (BVMAC) ce Jeudi 07 mai à Douala a déclassé la Socapalm, BGFI Holding Corporation entend lancer une deuxième opération pour le troisième trimestre de l’année 2026, afin d’atteindre les 10% escomptés.
La première opération qui a réuni 45 milliards de francs CFA de 7600 investisseurs (hormis les actionnaires déjà actifs), s’est bouclée ce Jeudi 07 mai 2026 au siège de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale à Douala, avec l’introduction en cotation boursière de l’action BGFI HC. La cérémonie de Cotation, présidée par le PDG de BGFI Holding Corporation, M. Henri Claude Oyima a réuni plusieurs acteurs du marché financier régional dont le SG de la Cosumaf, le directeur de la Trésorerie au ministère camerounais des finances et plusieurs syndicats de placements, sous les regards du Gouverneur du Littoral.
Un modèle à succès qui convainc au delà des frontières africaines
Face à la presse, aux acteurs du marché financier et autorités locales réunis, le PDG de la Holding gabonaise, arrivée au Cameroun il y a quelques jours pour la célébration des 15 ans de BGFI Bank au pays, a fait savoir que ce déploiement de BHC n’est pas le fruit du hasard. “Il est le résultat d’un modèle multi-métiers et multi-pays, ancré dans les réalités africaines, mais nourri des meilleures pratiques internationales. “Un modèle que nous avons bâti avec méthode depuis 2005 basé sur des plans stratégiques quinquennaux, à savoir : Ambition 2010, Cap 2015, Excellence 2020, Dynamique 2025 et aujourd’hui BGFI 2030”, a-it déclaré.
D’après le bilan prononcé par M. Henri Claude Oyima, “Les performances de l’exercice 2025 traduisent à la fois la robustesse de ce modèle économique et l’accélération de la trajectoire de développement du groupe BGFI, avec un total bilan de 7 390 milliards de francs CFA, des capitaux propres de 761 milliards de francs CFA, y compris un résultat net de 133 milliards de francs CFA, soit une rentabilité des fonds propres de 21% et un ratio de solvabilité de 20%”.

La BVMAC de plus en plus gagnant
Face à la presse, le DG de la BVMAC a fait savoir que l’entrée de BGFI Holding Corporation vient tripler, par cette première cotation, la capitalisation boursière de la structure qu’il dirige. “Sur la base de la valorisation qui était provisoire. Nous étions à 1178 Mds, mais avec le prix de tout à l’heure, on va certainement passer à 1300 Mds de capitalisation pour la valeur qui vient d’entrer”, a-t-il déclaré. D’après Louis Banga Ntolo, cette opération concerne un actionnaire historique. Pour rappel, le PDG de BGFI Holding Corporation, Henry Claude Oyima, est l’actuel PCA de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale.
“Les autorités de la Cemac disent souvent que ceux qui sont les propriétaires de la BVMAC, devraient prêcher par l’exemple. Et donc, un actionnaire historique a prêché par l’exemple, En montrant que lui-même il croit à cette aventure, et nous espérons que ça crée un effet domino, que ça inspire de la confiance afin que les autres actionnaires emboîtent le pas. Nous espérons également que cette opération, soit celle qui va structurer la dynamique et l’approfondissement de notre marché financier”, a précisé M. Banga Ntolo.
Les bons points du Ministère camerounais des finances
À la cérémonie de cotation de l’action BGFI HC qui loge désormais au premier rang du compartiment A Premium de la BVMAC, le ministère des Finances du Cameroun, représenté par Samuel Tela, a rappelé l’importance de la présence de l’un des plus grands groupes bancaires en Afrique Centrale. “Nous tenons à féliciter le PDG du groupe BGFI pour cette solution stratégique, d’ouvrir son capital (au public. Ndlr). L’entrée de BGFI Holding Corporation a la bourse, vient renforcer et dynamiser la Bourse sous-régionale, notamment la BVMAC. Cette action est un engagement fort pour l’entreprise, de promouvoir la gouvernance, la transparence avec l’obligation de publication des informations financières. Les États de la sous-région ont besoin des banques solides”.
”Nous avons besoin des banques fortes, pour pouvoir financer les projets structurants et réduire la dépendance des états sur les marchés financiers internationaux. Et donc, nous encourageons les autres entreprises, à suivre la BGFI. Les États de la sous-région se sont engagés à encourager leurs champions nationaux, à intégrer le marché. Lorsqu’on aura un marché fort, l’état pourra, comme les autres investisseurs, mobiliser les ressources nécessaires pour financer les projets de développement”, a déclaré le spécialiste du marché financier du ministère des finances du Cameroun.
Billy Kolla




















