La cérémonie de première cotation s’est tenue en présence de la presse et des autorités administratives et financières à Douala, au siège de la BVMAC le 07 Août dernier. Cette émission est le fruit de la 4ème opération de la BDEAC depuis 2020, et les fonds visent à financer des projets de développement en Afrique Centrale.
Les fonds récoltés dans l’opération dénommée BDEAC 6.20%, 5.95%, 4,70%) net 2024-2031 », sont désormais en cotation à la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC). Depuis la matinée du 07 Août dernier, la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale présidé par Dieudonné Evou Mekou, a confié la gestion boursière des capitaux levées en début d’année dans le cadre de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne, à la BVMAC. La cérémonie de première cotation s’est déroulée au siège de la Bourse à Douala, Akwa, sous le contrôle du Gouverneur du Littoral Dieudonné Ivaha Diboua. Selon les explications de Louis Banga Ntolo, Directeur Général de la BVMAC, Il est ici question de mettre sur le marché des capitaux, des titres acquis sur le marché primaire lors de l’opération d’emprunt obligataire lancé par la BDEAC en Mars et Avril 2024. C’est en vertu de permettre aux souscripteurs de revendre leurs parts quand ils veulent, que les fonds prélevés sont désormais cotés à la BVMAC. « Ceux qui ont investi peuvent désormais vendre leurs titres et sortir de l’opération, laissant leurs places aux nouveaux investisseurs. » Explique le patron de la Bourse des Valeurs Mobilières de L’Afrique Centrale, au micro de Wing Press Africa

Afin de permettre une meilleure compréhension, le Directeur Général de la BVMAC explique
Avec la bourse, plus besoin d’attendre 2031. »Si l’emprunt n’est pas côté, ce qui était le cas avant cette cérémonie, on ne sait pas comment acheter ces titres-là. Venir à côte permet de rendre publiquement disponible le titre car, avant, il était impossible de savoir comment acquérir les obligations de la BDEAC émises en 2024 dans le cadre de cette opération à tranche multiple. » a déclaré M. Banga Ntolo, patron de la Bourse en Afrique Centrale, qui devient de facto le gestionnaire de cette opération de la BDEAC. La bourse étant le marché sur lequel s’organise la rencontre entre les sociétés cherchant à financer leur développement et les détenteurs de capitaux.
« La cotation, ajoute-t-il, sert premièrement aux investisseurs qui les ont achetés sur le marché primaire. Par exemple, quelqu’un qui a acheté des parts, même la plus petite tranche, peut décider de saisir une autre opportunité, et il revend ses parts. Et donc, la bourse vous permet de sortir quand vous voulez, c’est à dire vous vendez. Aujourd’hui, il y a un investisseur qui a vendu sur une tranche, 275 titres et un autre les a achetés. C’est à ça que sert un marché. La BDEAC n’a pas vendu des titres qui collent aux investisseurs jusqu’en 2030. En cotant les titres à la BVMAC, la BDEAC dit ; ceux qui veulent sortir, qu’ils sortent. Mais quand quelqu’un sort, ça veut forcément dire qu’un autre est entré. » a conclut le Directeur Général de la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale Louis Banga Ntolo.
L’opération de la levée des fonds expliquée par le DG de la Société de Bourse Contracturer Capital
Il s’agit d’un emprunt obligataire multi tranches par appel public à l’épargne, dénommé « BDEAC 6,20%, 5,95%, 4,70%, Net 2024-2031 », émis par la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale, sur le visa de la Cosumaf N° APE02/2024 du 29 Février 2024. Et la période de souscription allait du 04 Mars au 26 Avril 2024 dans toute l’Afrique Centrale. L’objectif escompté était de lever 50 milliards de francs cfa. L’opération s’est effectué comme prévue, en trois tranches ; la tranche « A » 6,20% sur 7 ans, le tranche « B » 5,95% sur 5 ans, et la tranche « C » 4,70% sur trois ans, et sous les regards d’un syndicat de placement constitué de 21 sociétés de bourse et de banques.
L’opération a produit plus de 54 Mds soit 109,54% du taux de réalisation de l’opération. Au total, 162 souscripteurs dont 132 personnes physiques et 30 personnes morales. Parmis les personnes physiques, les professions libérales ont levé 5,4% de l’opération soit 2 Mds sur 2,9 Mds, contre 94,6% pour les personnes morales. Chez les personnes morales, les banques arrivent en tête avec une enveloppe globale de 36 milliards soit 69,48% des personnes morales et 65,73% du global de l’opération. Dans le segment des banques, la tranche « C » a été la plus plébiscitée avec plus de 13 Mds. Globalement, la tranche « A » de 6,20% sur 7 ans, a eu le plus de souscriptions avec plus de 23 Mds. Il est à noter que le Congo est arrivé en tête des souscriptions avec plus de 30 Mds, ensuite vient le Cameroun avec 22 Mds. La tranche « C » est arrivée en tête au Congo avec 14 Mds, et la tranche « A » arrivé en tête au Cameroun avec plus 19 Mds xaf.

Les principaux objectifs visés avec les 54 milliards expliqués par le Président de la BDEAC
« Les ressources recueillies grâce à cet emprunt obligataire, seront investis dans les projets prioritaires inscrits au programme des réformes économiques et financières de la CEMAC. Ces projets inclus des initiatives dans le secteur de l’industrie, du transport, de l’éducation et de la santé, qui sont essentiels pour le développement de notre région. Lesdits fonds seront essentiels pour continuer à financer des projets qui touchent la vie quotidienne des citoyens de la communauté. En créant des emplois, en améliorant la qualité des infrastructures, et en fournissant des services essentiels.
Entre 2020 et 2023, la BDEAC a réalisé trois appels publics à l’épargne d’un montant de 323 Mds de francs cfa, grâce auquel elle a favorisé l’accès à l’eau potable a plus de 30 000 personnes, elle a augmenté les capacités litière à hauteur de 1500 lits dans des infrastructures sanitaires, et elle a contribué à la création de 15 000 emplois directs et indirects. Sur le plan environnemental, les projets réalisés par la BDEAC ont contribué à l’économie de 10 000 tonnes de CO2, d’émission de gaz à effet de serre limitant ainsi l’empreinte carbone de la sous-région.
Billy Kolla




















