D’après le Ministre des Mines, en 2026, le secteur minier camerounais changera de visage. Le Pr Fuh Calistus Gentry a expliqué lors d’une conférence de presse à Yaoundé que depuis l’époque coloniale, le Cameroun a toujours été qualifié de pays à haut potentiel minier. “Sa richesse exceptionnelle est insuffisamment valorisée, confinant notre politique minière dans une sorte d’attentisme ou d’immobilisme extractif”.
C’est à travers plusieurs déclarations à la presse nationale et internationale lors d’une longue conférence de presse conjointe avec le Ministre de la communication, que le Pr Fuh Calistus Gentry, Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, a présenté 5 grands projets lancés par l’état du Cameroun, visant à exploiter de manière optimale, les richesses minières du Pays.
Ladite conférence s’est tenue à Yaoundé le mercredi 15 juillet 2026, avec pour objectif de présenter “Le nouveau visage du secteur minier du Cameroun”. Au passage, le ministre a présenté des réformes dans le secteur de l’Or qui a subi des pertes évaluées à plus de 1000 milliards fcfa, du fait d’un système de traçabilité défaillant. Les entreprises et groupes de personnes impliqués dans le trafic illicite de l’Or au Cameroun ont été arrêtées et punies avec des retraits de permis, des amendes et des redressements fiscaux. D’autres sont poursuivis en justice selon Fuh Calistus Gentry.

Cinqs grands projets 100% camerounais pour relever le défi à l’échelle internationale
“L’année 2025 est une année histoire pour le Cameroun car, elle marque définitivement l’entrée du pays dans le cercle restreint des pays miniers à travers la mise en production de 5 grands projets”
L’exploitation de fer de Bipindi Grand-Zambi dans la région du Sud Cameroun, avec une cadence de 2 millions de tonnes de concentré de fer marchand par an.
Le projet du Fer de Kribi Lobe, toujours dans le Sud, avec la production de 4 millions de tonnes de concentré de fer marchand par an. “Les premières exportations démarrent en 2027”, selon le Ministre.
Le projet d’exploitation industrielle de la Bauxite de Minim-martap dans la région de l’Adamaoua, avec une cadence de 5 millions de tonnes de Bauxite riche, et 2 millions 400 tonnes d’Alumine par an. “La transformation de la Bauxite en Alumine se fera à Makor (petit village de Martap). Les premières locomotives pour le transport de minerais sont déjà à Douala, et le reste arrive au mois d’août prochain. Les premières exportations seront effectives en octobre 2026”.
Le projet d’exploitation industrielle du marbre de de Bidzar dans la région du Nord, garantissant une cadence de production annuelle de 668 000 tonnes Clinker.
Les perspectives de ses projets
Les retombés immédiats escomptés par l’état émane des revenus issus des droits et taxes, partage de production (10% des parts gratuites). L’État aura les dividendes et aussi les impôts sur les dividendes. Les taxes issues de l’exploitation des infrastructures logistiques de l’État, sans oublier la création des milliers d’emplois directs et indirects pour les camerounais.
“En termes de perspectives, le gouvernement entend enrichir ce carnet de mise en exploitation”.
Courant 2026, d’autres projets majeurs sont officiellement annoncés. Notamment le projet de fer de Mbalam, de Nkut qui est l’un des plus grands projets de fer au Cameroun, ainsi que le projet d’exploitation minière de l’Or de Mborguené dans la région de l’Est, de Bibémi dans la région du Nord et du Mbéré dans l’Adamaoua. D’après le ministre des Mines, “les revenus attendus de ces projets avec le secteur aurifère peuvent être modestement projetés autour de 1000 milliards de francs par an à court terme, largement au-dessus de l’apport du secteur pétrolier actuellement”.
En moyen et à long terme, l’exploitation envisagée des terres rares (le ministre a annoncé qu’avant décembre, il effectue une descente sur le terrain avec l’entreprise exploitant) et des minéraux critiques dans plusieurs régions du pays, permettra de doubler les contribution sus-évoquées, au secteur de la mine solide plus précisément, à plus de 2000 milliards par an au trésor public.
Billy Kolla





















